juillet 6, 2022

La Nogecom inaugure la phase de récolte d’un Potager Chez Soi

Ce dimanche 20 août dans un ménager de la rue Dibaya dans la commune de Kalamu, la coordination de la Nouvelle Génération pour nos Communauté (Nogecom) a lancé officiellement la phase de récolte de la phase pilote de son projet « un Potager Chez Soi ».

C’est depuis février de cette année que l’Organisation Non Gouvernemental Nogecom a eu à lancer le projet « un Potager Chez Soi ». Cet avènement est donc survenu dans un contexte de redynamisation de ménages fragilisés par la crise multiforme de la covid-19 qui s’ajoute au faible revenu du gros de ménages congolais dont la majorité sont listés ne vivre qu’avec moins d’un dollar par jour.

               Prenant la parole en marge de cette cérémonie, la coordonnatrice du Nogecom, Madame Mijosée Ebekumu fustigie le fait que les citoyens de conditions misérables ne s’intéressent pas à adhérer au concept qui leur est pourtant dédié, arguant pour cela que l’adhésion est payante. « Que, non » s’insurge la coordonnatrice. « L’accès au projet, surtout en sa phase actuelle est gratuit et ouvert à tous ». Avant d’ajouter que « cela joue un peu des habituelles considérations psychologiques ? Ils se disent qu’étant donné que l’on met en leur disposition une telle panoplie d’ingénieurs, que le service est payant ».

En effet la Nogecom met en contribution sept ingénieurs agricoles pour accompagner les ménages à la permaculture. Mais bien souvent, ce sont les gens de la classe aisée qui là aussi jouant sur l’insignifiance des coûts de pareils services s’hasardent à faire appel aux services, et, eux aussi sont étonnés que toute la guidance est gratuite.

Que gagne alors la Nogecom dans cette approche. Et Mme Ebekumu nous citer JF Kennedy : « Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays. »

              L a Nogecom, sur fonds propres met en contribution 7 ingénieurs agronomes pour encadrer les ménages à créer des potagers individuels citadins hors-sol.  

         En guise d’impact ciblé, le projet « un Potager Chez Soi » vise l’amélioration de la condition de vie en matière d’alimentation, de solidarité et de cohésion sociale. L’impact économique, social, spirituel et politique étant d’amener vers une économie vertueuse dont la réduction des Gaz à Effet de Serre (GES). Les bénéfices en matière de santé publique (qualité de la nutrition et pharmacopées) et la valorisation d’espaces inutilisés ou délaissés sont aussi autant de défis qui motivent Nogecom.

            Avec un total de 21 ménages déjà abonnés, dont la plupart a obtenu son formulaire en la demandant par mail (au nogecomong@gmail.com), la Nogecom qui croule sous les demandes, plutôt de s’en plaindre y voit plutôt une marque d’intérêt de la population. Elle se promet même tout prochainement d’initier une campagne de porte en porte pour inciter les ménages les plus démunis à rejoindre la dynamique. En même temps, la Nogecom lance aussi un appel de pied auprès des pouvoirs publics et toute autre personne de bonne volonté pour leur prêter mains fortes. Mais en attendant les éventuelles réponses, la structure poursuit son bonhomme de chemin. L’intérêt suprême étant les enjeux alimentaires, environnementaux et sécurité d’approvisionnement alimentaire de la population pour apport de la nourriture et des éléments nutritifs nécessaires aux besoins journaliers. Ainsi, croient les 7 ingénieurs agronomes associés on pourra véritablement en arriver à faire de nos villes des villes durables avec une végétalisation, une atténuation et une adaptation au changement climatique.

            Sur le plan des emplois, le projet « un Potager Chez Soi » vise la création de nouveaux emplois « verts » (villes, maraichage, fleurs, écosystèmes, etc.)

Le projet se déroulera pendant une durée de 3 ans, renouvelable et ambitionnera nourrir 100 000 foyers à l’aide de 30 000 potagers écologiques et familiaux et de 3000 jardins ruraux (Collectifs, individuels, centres de détentions, Emplois : Marché urbains, circuits courts, des poulaillers.

Quand un peuple se prend en charge, ses démons reculent et sa misère tremble.

Freddy Kabeya