juillet 6, 2022

Pari tenu à Transco : la course revient toujours à 500 FC

Les nouveaux bus de la Société des Transports du Congo (TRANSCO) mis en circulation lundi à travers les artères de la ville de Kinshasa ont reconduit l’ancien tarif de ticket de 500 (cinq cents) FC.

En effet, à l’acquisition du nouveau lot de 330 bus Transco, les spéculations allaient bon train. Certains laissaient entendre que pour se démarquer du passif et des actifs calamiteux de l’urbaine de transport le pouvoir public allait devoir créer une nouvelle société. D’aucuns allaient dans le sens contraire, mais en arguant que le prix de la course allait être fixé à 1500 FC, de sorte qu’après protestation générale on allait la rabattre à 1000 FC. Toujours est-il que la conjoncture sociale de l’heure, qu’on peut désormais conjuguer en mode covid-19, fait que l’on assiste à une surenchère involontaire des biens et services.  Les motos-taxis, taxis, minus-bus et autres fourgonnettes qui desservent la ville province y vont de leur gré pour tarifer toutes les destinations. Ainsi donc, une grande partie de l’opinion publique s’inquiétait avec la reprise des enseignements en primaire, secondaire et en dans les établissements universitaires pour ce 22 février.

Le maintien de l’ancienne grille tarifaire rassure un tant soit peu les différents comités de parents. Mais, il faut que ça dure ! C’est un euphémisme que de signaler que la société Transco n’était devenue que l’ombre d’elle-même. Presqu’aucune ligne n’était plus opérationnelle, quelques rares carcasses subsistantes servaient à des locations. Des fois, sur nos chaussées on assiste à des scènes surréalistes où  les passants sont obligés de redescendre pour pousser la vieille dame, de leurs chancelantes forces. Le garage est plein. Le management approximatif. Est-ce que ce nouveau souffle tiendra-t-il à maintenir le feu ? Nous en appelons donc à toutes les organisations de veille citoyenne pour assurer un suivi tenu, car c’est l’argent du contribuable qui est ainsi mis en jeu. Il ne faut pas le faire, à la manière des milliers des drapeaux qui flottaient fanatiquement à l’esplanade du Palais du Peuple samedi dernier lors de la livraison officielle des nouveaux bus. Il faut encore rappeler que la ville de Kinshasa est une mégalopole de près de 15 millions d’habitants, et que le transport routier n’est pas la solution appropriée pour le déplacement de sa population. Impérativement l’autorité doit réhabiliter le circuit ferroviaire urbain et au besoin le développer. Il n’est jamais tard pour mieux faire.