janvier 27, 2023

Santé : Des inspecteurs de santé pour traquer les infirmiers œuvrant à Kinshasa en violation de la loi

L’inspecteur provincial de la santé ville de Kinshasa, le docteur Mona Mbomu, vient de mettre en place 17 équipes d’inspecteurs pour sillonner les 35 zones de santé pour assurer un contrôle de conformité. En effet, le prescrit de la loi décrète à l’article 5 de la loi que : « nul ne peut exercer la profession infirmier s’il n’est inscrit au tableau de l’ordre. » Pour opérer, ces inspecteurs agiront avec des membres du Conseil de l’Ordre National des Infirmiers du Congo, ONIC en sigle.

Le but de la mission est de contribuer à la mise en application des dispositions pratiques de la mise en œuvre de la Couverture Santé Universelle dans la Ville-Province de Kinshasa d’une part, et d’assainir le secteur médico-technique de la santé occupé par le personnel infirmier.

Cela permettra d’atteindre l’objectif de contribuer à l’amélioration de la santé de la population de la Ville de Kinshasa à travers l’offre de soins de santé de qualité par un personnel qualifié, compétent, disponible.

Il faut noter que, depuis la promulgation de la loi n° 16/015 du 15 juillet 2016 portant création, organisation et fonctionnement de l’Ordre des Infirmiers en RDC, et la signature de l’arrêté Ministériel n°002/1250/CAB/MIN/S/Gmc/CAJ/OWE/2017 du 15/09/2017 portant utilisation des professionnels infirmiers dans les Etablissements de soins en RDC.la réalité sur terrain ne suit pas forcément. Même après un moratoire de 3 ans les structures tant publiques que privés employant les infirmiers ne se sont pas exécutés automatiquement. C’est là tout le sens du combat que s’est adjugé André Louis Komba Djeko et l’ONIC qui amènent à la prestation de serment et à l’inscription au tableau de l’ordre des vagues d’infirmiers chaque deux ans. Mais le défi reste toujours énorme.

L’ONIC ne se lassent et aligne initiative de sensibilisation sur initiative de sensibilisation. Par exemple, depuis le 11 décembre 2022 court un autre moratoire de 3 mois pour ranger tous les professionnels de santé militaires (infirmiers y compris) et civiles œuvrant dans les structures de santé militaire disséminés à travers le territoire national. C’est la quintessence de la correspondance du Général major, docteur Nsinga Bungiena Jean-Claude à toutes les unités de corps de santé militaire.

La santé n’a pas de prix.

Louison Lufungula